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Préparation mentale, trucs et astuces psychologiques

Thibault

Membre junior
Salut à tous.
Je m'intéresse en ce moment à la préparation mentale en course à pied et sport d'endurance. Je ne suis absolument pas un expert dans ce domaine (et loin de là...) mais c'est quelque chose que je souhaiterais améliorer dans mon entrainement. Je voudrais donc partager ici les deux ou trois trucs que j'utilise et serais très content de découvrir par la suite sur ce fil, ce que vous en pensez et les petits outils psychologiques, qu'à votre tour, vous utilisez.

On entend le terme "préparation mentale" régulièrement lorsqu'on s'intéresse aux méthodes d'entrainement, malheureusement j'ai trouvé assez peu d'explications concrètes, ou de choses précises et détaillées sur ce que c'est vraiment. Qu'est-ce qui fait, dans la tête d'un sportif, qu'a un moment difficile il réalise le geste parfait travaillé à l'entrainement? Comment le mental peut-il l'aider à s'en sortir lorsqu'il rencontre une difficulté? Je suis parti dans mes petites recherches sur internet et principalement sur youtube de cet aspect mental en course à pied puis ça s'est rapidement élargi au sport. J'ai écouté des sportifs et entraineurs de tennis, football, golf, équitation, natation, escalade, triathlon, judo et je pense que leurs points de vue, dans ce domaine peut s'appliquer et aider en course à pied.

Personnellement j'utilise régulièrement la visualisation mentale depuis quelques mois. C'est évidemment très difficile à quantifier mais j'ai l'impression que ça m'apporte un plus dans ma pratique de la course à pied.

En gros, ça consiste pour moi à prendre quelques minutes de temps en temps, au calme, installé bien confortablement (moi je fais ça allongé sur mon lit le soir avant de dormir mais c'est possible de le faire ailleurs ou à un autre moment) et j'essaie de visualiser une situation de course. ça me permet à la fois d'évacuer une situation stressante (par exemple quand on approche d'une compétition et que ça devient un peu stressant) et de mieux appréhender les difficultés qui pourraient arriver durant une course.

Dans mon cas j'ai trois catégories de visualisations mentales que je pourrais appeler:

-vue globale de la course et de l'environnement
-réalisation de l'objectif
-se sortir des galères et des difficultés.

C'est différent pour chacun mais personnellement je fais l'une ou l'autre des ces visualisations pendant 5 minutes environ, deux ou trois fois par semaine.

Quelle que soit la visualisation que je vais faire, j'essaie de me voir le plus précisément possible en train de courir en ajoutant le maximum de détails que je peux. Plus ça va être détaillé et proche "dans ma tête" de la réalité plus ça sera puissant et utile je jour de la course. Pour moi ça passe par le matos que j'utilise (je me vois courir dans mon short et mes baskets préférés), ce à quoi ça ressemble visuellement (à quoi ressemble le paysage autour), l'aspect sensoriel (les sons autour, que ce soit ceux de la ville, ceux d'une rivière ou des petits oiseaux, le ressenti de la température, du vent...).

Pour la visualisation globale, généralement c'est ma course "objectif". la première partie consiste à se faire une idée mentale de ce à quoi ça ressemble. SI je connais pas le parcours j'essaie de me dire: sur quel type de revetement ça se court (bitume, chemin, chemin super technique), qu'est-ce qu'il y a autour de la course? à quoi ressemble le payasage? Est-ce que la route est bordée de grand immeubles? Est-ce qu'on traverse des petits villages? Est-ce qu'il y a une rivière ou un canal qu'on longe? Est-ce qu'il y a beaucoup de monde autour (genre gros marathon) ou beaucoup moins? Beaucoup de supporters sur le côté de la route? Est-ce qu'on court avec un gros groupe de coureurs ou au contraire très peu? Est-ce que c'est bruyant?

Pour se faire cette première image de la course, plus on court une course connue et populaire plus c'est facile. Si je décidais de courir le marathon de New-york, le MDS ou l'UTMB, cette partie serait assez facile car il y a beaucoup de ressources sur internet. Même sans les avoir courues j'irais sur youtube regarder une dizaine de vidéos pour essayer de me faire mon image mentale de ce que à quoi ressemble le parcours. Pour les courses moins connues (comme mon "Manchester to Liverpool" du weekend dernier) ça oblige à faire travailler un peu plus son imagination. Ayant trouvé très peu de vidéos de la course elle même, j'ai cherché du côté des courses à peu près similaires (avec des gens qui couraient leur premier 50 miler par exemple).
Une fois que je me suis fait la partie recherche/description et qu'on a une vision assez précise et détaillée de ce à quoi ça ressemble on peut entrer dans la partie visualisation à proprement parler.
Pour moi ça consiste à me voir, pendant quelques minutes en train de courir dans cet environnement (une fois encore, avec les maximum de détails possibles). Je cours sur cette route, (toujours confortablement installé, là tranquille allongé, les yeux fermés sur mon lit), je me vois en train de courir dans cet environnement et tout se passe super bien. Je suis en train de courir et je me sens bien, la foulée et légère et je suis souriant.

Quelques jours plus tard je fais une visualisation "réalisation de l'objectif". ça reprend le même principe: "je me vois en train de courir, dans l'environnement de course que j'ai défini, tout se passe bien et je suis content de courir" et je vais me focaliser sur les images qui correspondent à l'accomplissement de mon objectif (avec le max de détails, visuels, sonores, sensoriels). ça peut être par exemple une visualisation ou je me concentre sur les 200 derniers mètres de la course et la ligne d'arrivée. Une fois encore j'essaie de former une image super positive de tout ça (je me vois en super forme, super content et souriant). Parmi les détails il peut y avoir les gens qui encouragent ou applaudissent, un gros chrono à coté de la ligne d'arrivée ou à mon poignet avec mon temps visé affiché, la famille ou les amis qui sont là juste après la ligne d'arrivée. Tout le monde est content et souriant.

Enfin il y a les visualisations que j'appelle "sortir des galères". Personnellement je préfère les faire en dernier, une fois que les images mentales des deux premières sont bien installées. Je me vois en train de courir dans l'environnement décrit dans les premières visualisations, tout va bien et d'un coup un pépin arrive. Par exemple j'ai le mollet qui tout d'un coup montre des signes de fatigue sérieux. J'essaie en quelques sortes de ressentir la gène et de visualiser calmement ce que je ferais pour que la situation s'améliore. Dans mon exemple personnel, je me visualise en train de ralentir légerement, de me concentrer sur le mouvement et la façon dont je pose mon pied au sol à chaque foulée, je bois un peu d'eau, je me concentre sur ma respiration. Toujours dans ma visualisation je m'imagine que petit à petit la douleur s'atténue et devient supportable. Même si on peut avoir un coup de moins bien je me dis que ça peut revenir et s'arranger. Je focalise ma visualisation sur une issue positive, ça va de soi.

Voilà ma toute petite expérience de la visualisation mentale, que j'ai pu expériementer ces denières semaines.

D'un point de vue "mental" il y a deux ou trois petits trucs dont j'aimerais parler mais j'ai déjà écrit un pavé, je vais essayer de faire court et j'y reviendrai plus précisément si ça intéresse quelqu"un dans les jours qui viennent.
Par exemple l'importance de la confiance en soi et dans la réalisation d'un objectif personnel. Tout d'abord j'ai besoin de définir un objectif qui me pousse à me donner à fond, qui soit difficile mais pas impossible. Pour moi c'était ce 50 miler entre Manchester et Liverpool. Puis j'ai besoin de comparer mon état physique du moment à celui que j'estime nécessaire pour courir la course objectif dans de bonnes conditions.
Quand j'ai commencé à y penser, fin 2016 je me suis dit que pour passer de "marathonien de mileu de peloton" (j'en ai couru 6 entre 2010 et 2015)à "finisher dans un état pas trop dégueulasse" sur un 50 miles il y avait un fossé énorme. ça correspond grossomodo à courir deux fois la distance. J'ai donc décidé de faire une étape intermédiaire avec un 50km. Je me suis inscrit au canalathon 50k pour 2017. Finalement je n'y ai pas participé à cause d'une mauvaise prépa et de problème de genoux. J'y suis allé en 2018 puis 2019 et courir 2 fois ce 50km m'a permi d'aborder l'idée d'en courir 80 beaucoup plus sereinement. Ce que je veux dire par là c'est que si votre objectif vous semble énorme et presque insurmontable aujourd'hui, une ou deux étapes intermédiaires sur la route de la préparation vous permettront de l'aborder beaucoup mieux l'année prochaine ou celle d'après.

La confiance en soi est une chose est une chose qui me semble super importante. Je sais que je risque de passer pour un orgueuilleux ou un "je me la pète" (et j'en suis désolé)mais le jour de la course, à 6h du mat sur la ligne de départ, je savais que j'allais le finir et j'en été convaincu, pour moi c'était évident. ça ne pouvait pas être autrement. ça allait être dur, ça mettrait peut être 9h30, peut être 12 ou 14 heures mais sauf accident (genre grosse blessure) j'allais le finir. Personnellement j'ai besoin de ça. Si je m'étais dit avant la course quelque chose du genre : "si je finis c'est très bien mais si au bout de soixante kilomètres j'ai tout donné et je suis totalement épuisé c'est pas grave, ça sera toujours ma plus longue course" et bien au 60 ème, c'est certain, j'aurais abandonné. Je pense que cette confiance en moi a été possible uniquement parce que j'étais convaincu d'avoir fait l'entrainement approprié et nécessaire. En Angleterre on fait une comparaison avec l'école; "you have done the homework, you just have to deliver" (en gros tu as fait les devoirs à la maison, dans ce cas l'entrainement, il n'y a plus qu'à rendre le devoir, c'est la course).

Les histoires de distances et de longues distances c'est très relatif. Pour mon premier marathon en 2010 la distance me semblait insurmontable puis ça a été le 50 puis le 80km. Je pense que pour quelqu'un qui a commencé à courir depuis quelques mois, un 10 kilometre peut sembler très très long. L'idée c'est pour moi de diviser la distance impressionnante en plusieurs sections de "distances gérables" puis de focaliser au maximum sur le moment présent, le kilomètre que je suis en train de courir. Sur mon 50km, psychologiquement je me dis que je cours 3fois 10 miles (environ 16km) et je ne me concentre que sur la section de la course que suis en train de courir. 16km c'est une distance gérable pour moi qui correspond à ma sortie "mi-longue" de mileu de semaine. Je cours cette section, m'arrête au ravito les 2 minutes nécessaires pour remplir mes flasques d'eau, avaler un gel ou manger un morceau et c'est reparti pour la seconde section. Pour le 80km j'ai eu envie d'accentuer cette idée de focalisation sur l'instant présent. Je suis resté concentré uniquement sur le kilomètre que j'étais en train de courir en essayant de savoir grosso modo ou était le prochain ravito (rarement plus de 10km). Ce n'est qu'à partir du 65eme que j'ai commencer à voir la course dans sa globalité (quand ça commence à sentir bon la fiin). En fin de course, plus c'est difficile, plus je me focalise sur des petites distances, je me motive, je cours jusqu'au prochain virage, jusqu'à l'arbre ou au lampadaire.

Pour mes courses j'ai tendance à diviser en trois car généralement c'est au deux tiers de la course que tout se passe bien ou tout par en vrille (7eme km sur 10, 15eme sur semi, 28eme sur marathon,autour du 40eme sur 50km, 65eme sur 80km..). C'est là aussi, si on se donne au max, il me semble, quel que soit notre niveau de performance, on commence tous à être fatigués ou "dans le dur". On voit alors l'importance de l'entrainement et de la préparation mentale. Sur deux coureurs au même niveau d'entrainement et de fatigue en fin de course, un coureur mentalement mieux préparé s'en sortira mieux, il me semble et finira sa course dans des meilleures conditions (s'il est plus lucide, plus conscient de son état physique réel et de l'effort qu'il lui reste à accomplir par exemple).

Voilà il y aurait encore beaucoup de choses à dire (sur la méditation et son usage dans la prépa mentale par exemple, ou sur comment avoir le sourire peut faire courir mieux et plus longtemps) mais je vais m'arrêter là pour aujourd'hui. Je serais curieux et heureux d'avoir votre point de vue là dessus et de découvrir vos astuces, outils ou recettes de prépa mentale dans le sport. Est-ce que ça fait partie de votre entrainment? Comment vous vous y prennez?

Bon aprem et bon run à tous.
 

Thibault

Membre junior
Je me rends compte que j'ai oublié un petit trucs, niveau astuce/outil mental.
C'est ce que j'appelle "passer du pourquoi au comment". En gros, sur une course, lorsque je rencontre une difficulté (genre je suis fatigué, j'ai les mollets ou les cuisses en vrac) je vais avoir tendance à me poser la question "pourquoi?", mais ça ne m'entraine que vers des réponses négatives. Par exemple: "pourquoi j'ai mal au mollet?", qui peut donner plein de mauvaises raisons, comme "je ne me suis pas assez entrainé", "je suis parti trop vite" "il fait trop chaud" et plein d'autre choses auxquelles je ne peux rien changer. C'est démoralisant, le début de la fin, la fin des haricots.

Au contraire si je me demande "Comment" ça ouvre sur toutes les possibilités pour que ça aille mieux. "Comment je peux arranger et ça et faire en sorte de me sentir mieux"? Je peux alors me concentrer sur ma technique de course, comment je pose mon pieds à chaque foulée, ma respiration, je peux boire un peu ou manger un peu. Je peux faire des choses qui vont améliorer la situation.
Du coup, si vous avez un passage difficile dans une course, je conseillerais de ne pas se demander "pourquoi?" mais "comment?"
 

Aline

Membre junior
Salut Thibault, je ne sais pas si j’ai raté quelque chose mais je ne comprends pas l’outil "visualisation mentale". Je comprends à peu près ce qu’il faut faire, c’est à dire s’imaginer en train de courir en essayant de se rapprocher du maximum de la réalité donc avec ses affaires de running, sur la route que l’on va emprunter et même pourquoi pas les gens qu’on risque de croiser comme le boulanger sur le pas de sa boutique. OK ça je vois bien.

Mais quel est l’intérêt de faire cette visualisation ? Je ne saisis pas le ressort psychologique qui va se déclencher et m’aider lorsque la course aura lieu.
Le fait d’avoir couru à l’avance certaine partie de la course va pouvoir m’aider de quelle manière dans ma préparation mentale ?
 

Aricosec

Membre junior
Merci Thibault de partager tes trucs pour se forger un mental.

Cependant je rejoins Aline, surement par manque de connaissance sur le sujet, quant au bénéfice de la visualisation mentale sur la prépa. Et d’ailleurs où se trouve la limite à ne pas franchir dans cet exercice sachant que dans les sports collectifs on dit souvent de ne pas jouer le match avant sous peine de perdre tout l’influx nerveux le jour J.

Concernant le POURQUOI à remplacer par le COMMENT c’est une pépite ! J’m’en va l’essayer !
 

Thibault

Membre junior
Comme je le disais, je ne suis absolument pas un spécialiste. C'est quelque chose que j'expérimente seulement depuis quelques mois (depuis janvier je pense). Pour la visualisation, à mon avis, l'un des buts, en se rapprochant aux maximum des conditions réelles de la course c'est que ça devienne un terrain connu. C'est un peu le même principe qu'au foot, généralement une équipe a de meilleur résultat à domicile qu'à l'extérieur, pourtant elle joue sur le même terrain que l'adversaire (il y a sans doute l'aspect des supporters mais pas seulement). Pour la course c'est un peu pareil, si je cours 10km sur la boucle à côté de chez moi ôu j'ai couru 300 fois, dont je connais le moindre pavé, le moindre détail, je serai plus "performant" que si je cours la même distance, dans un pays étranger avec des architectures super bizzares ou un bruit énorme. Tout simplement parce qu'une partie de mon énergie sera utilisée à analyser cet environnement inconnu. Alors qu'à côté de chez moi je pourrais faire le parcours quasiment les yeux fermés. En gros l'un des buts c'est de courir le jour de la course sur une route ôu je vais pour la première fois en étant aussi détendu que quand je fais mon footing à côté de chez moi.

Enfin ça part de l'idée ou de la croyance, (chacun est libre d'y croire ou pas, moi j'y crois) que le fait de s'imaginer en train de réussir quelque chose, accroit nos chances de réussir réellement cette chose.
Une fois encore, je ne suis pas un amateur de foot mais c'est ça qui me vient à l'idée. Si on fait une expérience:
on demande à un joueur de se mettre en face du but avec son ballon, de fermer les yeux 3 minutes et d'honnetement s'imaginer en train de rater un penalty dix fois d'affilée. Puis on lui demande d'aller véritablement tirer un penalty, aussi bien qu'il peut et d'essayer de marquer le but. Je pense que la probabilité qu'il le rate est assez grande.
Pendant la prépa, je pense que ça m'aide à sortir de mes pensées négatives ou "un peu efrayante de situation catastrophe" qui pourrait arriver durant la course. ça m'aide à me dire "je vais courir une course, sur un parcours que je connais et j'en suis totalement capable". ça m'aide à me décontracter (j'aurais tendance à être du genre stréssé autrement par rapport à une competition).
Tout l'intéret arrive selon moi le jour de la course. (encore une fois on est libre d'y croire ou pas) Je suis donc en train de courir dans un environnement connu, je suis détendu (même si c'est la première fois que je cours là). Au moment ou ça devient dur, et c'est là qu'à mon avis ça devient intéressant, le cerveau met en place des mécanismes, pour réagir de la bonne façon. Ces mécanismes sont propres ou différents pour chaque coureurs mais deviennent de plus en plus inconscients.
Si je prends mon cas perso, quand je suis "dans le dur" j'ai des habitudes qui consistent à analyser ma foulée, ma façon de poser les pieds au sol, puis je vais concentrer mon attention sur la respiration et sur ma posture. Enfin je vais boire un petit peu d'eau. Toutes ces petites choses ne me donnent pas des jambes neuves au 60eme km de ma course (ça serait trop beau mais il n'y en avais pas au ravito...) mais elle font que ce que je suis en train de faire (courir) je le fais au mieux, en causant le moins de dommages possible à mes jambes. La visualisation avant la course permet que ces "rituels" deviennent automatiques et presque inconscients. Le fait de les avoir visualisés permet également de chasser les idées du genre "j'en peux plus, j'ai les cuisses en vrac, je vais abandonner, je vais pleurer" pour les remplacer par quelque chose du genre "ok je suis cramé, ça va être difficile mais je vais gérer la fin de course de la meilleure façon possible, c'est une situation que je connais".
 

Bap's

Membre junior
J’ai une amie qui est adepte du Reiki et qui utilise également la visualisation pour elle-même et ses patients et notamment pour certaines douleurs.
Elle demande a ses patients qui ont par exemple des douleurs articulaires aux genoux de visualiser leur genou et d’imaginer des petits êtres (on peut imaginer un peu n’importe quoi) qui travaillent à la guérison de la douleur et ce pendant plusieurs minutes, il y aurait chez certaines personnes des résultats assez significatifs.

Je ne sais pas si ça rejoint ce que Thibault propose mais cela s’appelle également la visualisation mentale. Il est de toutes façons évident quel le mental joue un rôle fort si ce n’est primordial dans la gestion d’efforts continus et difficiles ou encore dans la guérison de certaines maladies, quelqu’un qui a envie de se battre, de vivre, augmente ses chances de guérir par rapport à quelqu’un qui a abandonné et ne croit plus en sa guérison.
 

Amir

Nouveau membre
Les grands esprits se rencontrent, depuis quelques jours je m’intéresse à cette méthode depuis que j’ai vu un reportage je crois sur France2 ce weekend. J’ai lu quelques articles par ci par là sur plusieurs blogs comme celui-ci d’ailleurs qui est pas mal :
Je n’ai pas pensé à aller voir des vidéos youtube, tu as des vidéos précises à conseiller ?
Il y a également cet article consacré au cross-fit :
L’exercice n’est pas aisé au début, j’ai un peu essayé et les premières minutes comme je découvrais complètement le concept je me suis senti un peu ridicule tout seul allongé sur mon lit en train de me forcer à m’imaginer courir, etc... Cela demande un peu de concentration et si vous voulez essayer aussi choisissez un moment calme de votre journée ou de votre soirée afin d’avoir l’esprit reposé et disponible pour ce type d’exercice.

Ce n’était pas concluant pour l’instant, j’ai beaucoup de mal à me concentrer mais je vais persévérer un peu car j’aime bien cette idée de "contrôler" son corps par l’esprit et ce de manière volontaire.
 

Thibault

Membre junior
Merci pour les liens @Amir , c'est intéressant. Je n'ai malheureusement pas trouvé grand chose sur youtube même si j'y ai passé un bon moment avec de nombreux mots cléfs autour de la préparation mentale. J'ai essayé autant en français qu'en anglais mais sur la plus part des vidéos, les gens passent dix minutes à nous dire à quel point c'est important pour eux sans décrire concrétement ce qu'il font.

J'ai vu aussi dans l'article de lepape-info qu'ils parlent du "ici et maintenant", c'est quelque chose qui est assez important pour moi. C'est quelque chose que je me répète régulièrement pendant que je cours. ça me semble intéressant de prendre le temps de se raccrocher au présent. Un truc que je fais souvent (à chaque fois que j'y pense) c'est d'analyser mon état de forme. Disons après une demi heure à courir, toujours en trottinant, je me demande quelle est la sensation de mes pieds à chaque impact? Puis j'enumère les parties du corps, le mollets, comment se sent le ventre, les épaules, le cou, la tête? ça me permet de vérifier que mon "geste" ou ma "façon de courir" sont le plus détendus et souples possibles. C'est quelque chose qui s'approche assez de la "méditation de pleine conscience". J'ai essayé un petit peu la méditation en début d'année même si pour moi pour le moment ce n'est pas accés vers le sport mais plutôt vers le "bien être" dans la vie en général. Je recommande le bouquin "méditer, jour après jour" de Christophe André. C'est vendu avec 1CD, avec des méditations guidées et ça explique de façon simple de quoi il s'agit, pour les super débutants comme moi. Je n'en ai pas trop fait ces dernières semaines mais je pense que je vais m'y remettre. Le "ici et maintenant" est un concept de base dans les méditations qu'il propose. En course à pied je pense que ça m'aide. C'est comme ça que j'ai abordé mon 50 miles. Je savais dès le début qu'à un moment ou un autre je finirais par être très fatigué et "dans le dur" mais par exemple au 22eme kilomètre, le fait de savoir que je serai grillé vers le 60eme ne m'apportait absolument rien de bon. J'essaie de courir en pensant uniquement au kilomètre que je suis en train de courir, au 12eme je pense qu 12eme, au 13eme je pense au 13eme et ça jusqu'à je soit très proche de l'arrivée.


L’exercice n’est pas aisé au début, j’ai un peu essayé et les premières minutes comme je découvrais complètement le concept je me suis senti un peu ridicule tout seul allongé sur mon lit en train de me forcer à m’imaginer courir, etc...
Je me suis senti un peu pareil au début avec les exercices de visualisation, je pense que c'est toutàfait normal, mais une fois ce cap passé ça devient super intéressant. Je pense que si c'est un truc qui t'intéresse tu dépasseras ce cap. D'autres s'arrêteront là, ça ne correspond pas à ce qu'ils recherchent et c'est très bien, nous sommes tous différents.
 

Aline

Membre junior
Si je comprends bien cela permet de se rassurer en quelque sorte, de ne pas se sentir pris au dépourvu.
Si sur une course un événement survient et qu’on l'a visualisé auparavant cela permet de mieux le gérer, il y a moins d’effet de panique puisqu’on l’a en quelque sorte déjà vécu. J’ai compris !!

Ce qui m’intrigue un peu c’est le gars qui a visualisé sa victoire plusieurs fois, jusqu’à mimer la remise des médailles sur le podium etc... Si la victoire n’est pas au bout comment cela se gère psychologiquement ? Est-ce que ce n’est pas pire, l’échec n’est-il pas plus retentissant ? A voir..
 

MacRun

Membre junior
Salut c’est intéressant comme sujet, je dois dire que je n’ai jamais essayé de travailler mon mental. Surement parce que je n’ai pas d’objectif précis lorsque je participe à une course.

Je pense que Thibault tu as besoin de ce travail mental parce que tu te lances des défis assez important comme courir un 80km et avec un objectif de temps, sur ce type de distance sans un bon travail mental le risque d’abandon hors blessure est grand. Niveau marathon je ne sais si beaucoup de coureurs pensent à ce travail, par exemple sur les 55000 participants du dernier marathon de Paris combien ont effectué une préparation mentale ? 5, 10, 15% ?

D’un autre côté je crois aussi que la préparation physique à une course prépare également mentalement le coureur, le fait de s’entrainer plusieurs fois par semaine, de faire des sorties longues, se sentir fatigué mais finir quand même la séance, tout ça participe à se forger du caractère en course ça a surement ses limites mais c’est un début de prépa mentale.

Il y a également le degré de motivation qui entre en jeu, c’est un peu différent mais il permet aussi d’affronter les coups de moins bien, là aussi ça a ses limites, beaucoup sont ultra-motivés au départ et devant l’ampleur de l’effort à fournir abandonne quand même.

Il y a quelques années, une fille de mon université avait perdu son père dans des circonstances assez dramatiques. Il préparait à cette époque un marathon mais je ne me souviens plus lequel, c’était à l’étranger en tout cas, et c’était un grand objectif pour lui, un rêve à réaliser et il avait donc passé beaucoup de temps à le préparer.
Cette fille, Hélène pour ne pas la nommer, avait finalement couru cette même course l’année suivante pour lui rendre hommage et sans trop de préparation et sans être du tout une nana sportive était venu à bout des 42 kilomètres. Comme quoi...
 

Sebas

Membre junior
Concernant le POURQUOI à remplacer par le COMMENT c’est une pépite ! J’m’en va l’essayer !
Yep ! un petit truc qui peut faire la différence.

D’ailleurs cela s’applique un peu à tout, quand ma nana me gonfle au lieu de me demander pourquoi je suis avec elle je ferais mieux de me demander comment m’en débarrasser !
 

Marco34

Membre junior
Ce qui m’intrigue un peu c’est le gars qui a visualisé sa victoire plusieurs fois, jusqu’à mimer la remise des médailles sur le podium etc... Si la victoire n’est pas au bout comment cela se gère psychologiquement ? Est-ce que ce n’est pas pire, l’échec n’est-il pas plus retentissant ? A voir..
Bonne remarque, mais je pense que les athlètes de haut niveau ont un bagage psychologique autre que le nôtre, ils sont coachés à longueur d’année mentalement et tout les éventualités sont prévues, échecs et réussites (pas facile de gérer les victoires pour certains...).
Et au-delà de ça tout le monde n’a pas le même rapport à l’échec, certains ont du mal à le gérer et peuvent prendre beaucoup de temps à digérer une défaite, d’autres s’en servent pour rebondir et comme levier de motivation, ça c’est intrinsèque à chaque personne.

Sinon vous avez sans doute entendu parler de la méthode Coué, mais la connaissez-vous vraiment ? ;)
 

Aline

Membre junior
C’est idiot mais la méthode Coué je prenais ça pour quelque chose d’assez fantaisiste mais c’est recherché comme méthode. Super site Marco, je vais regarder ça de plus près, il est vraiment bien fait :up
 
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